vendredi 5 juin 2009

Drôle de situation

Où sont passés les trentaines de millions d’algériens ? Ils n’ont certainement pas tous embarqué dans des barques pour se chercher un avenir dans d’autres pays ! Ils n’ont certainement pas quitté tous ce pays qui semble sans avenir, sans destin. Pourtant on y voit des fleurs de toutes les couleurs au printemps, l’été est tellement chaud comme il se doit, il y’a des plages, des rivières, des montagnes, et même un disert pour ceux qui ne supportent pas l’hiver du nord. Il y a du gaz, du pétrole, des terres fertiles, des paysages agréables à regarder….
On fuit son propre pays comme des rats. Pourquoi ? Parce qu’il n y a plus d’avenir ! Il ne y’en a jamais eux d’avenir nul part ailleurs, c’est à nous de le créer cet avenir. Mais peut-être c’est plus facile de fuir comme un lâche, que de se révolté contre une poigné de gènes de merde, se révolté pour que cela change, pour que ce pays soit celui d’un peuple. Et pour ceux qui sont déjà casés, il ne s’agit pas de y’ aller chaque matin faire son travail ennuyeux pour toucher sa paye, et surtout pas de répéter du matin au soir cette formule débile « Je ne peux pas jouer avec le pain de mes enfants » Non, bien évidement, Tu auras toujours du pain en cherchant que du pain, mais c’est tes enfants que tu joue, un jour tu comprendras que tu aurais du laisser tes mômes crever de faim, pour leur éviter de crever de désespoir.
Ce n’est pas d’une crise économique ou financière que souffre ce pays, pas du chaumage, non plus des salaires réduits, mais tout simplement d’un manque d’intellectuelles, c’est d’une crise intellectuelle qu’on souffre. Il ne y’en a plus d’artiste, plus de poètes, plus d’écrivains. Vous me diriez certainement « Mais non, vous exagérez ; Il y’en a quand même suffisamment pour tenir encore un bout de temps » Pour cela je préfère me taire. J’allais écrire quelque chose à propos des députés, mais j’avais des nausées, alors je vomissais mon déjeuner, et au milieu de mon vomi il m’a semblé voir une phrase, quelques mots qui se débâtaient pour en sortir, c’était : « J’ai honte d’être de la même espèce qu’un député ».
Les hommes n’ont pas besoin qu’on les traine, qu’on leur donne des ordres, qu’on leur suce le peu de sang qu’il leur reste dans les veines, c’est les choses qui sont faites pour qu’on les pousse, qu’on les traine et qu’on les change, les hommes ont seulement besoin de changer ces choses inertes, les manipuler, les transformer pour se créer un destin, un lendemain, un avenir.

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